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Imprimer du TPU sur Snapmaker 2.0 : guide complet et réglages

Dernière mise à jour : 3 juil.

Résumé : Le TPU 95A est compatible avec la Snapmaker 2.0 ; il nécessite une température de 210 à 230 °C, une vitesse réduite et un adaptateur pour un résultat fiable.

Le TPU (polyuréthane thermoplastique) figure parmi les filaments les plus demandés par les utilisateurs de machines 3‑in‑1. Sa souplesse ouvre la porte à des pièces fonctionnelles impossibles à obtenir en PLA ou en PETG : coques de protection, joints, semelles, ou encore roues souples. Pourtant, réussir une impression TPU sur la Snapmaker 2.0 exige un savoir‑faire spécifique, car le filament flexible se comporte très différemment des matériaux rigides.

Dans les paragraphes qui suivent, vous trouverez les paramètres exacts, les modifications mécaniques recommandées et les bonnes pratiques issues de la communauté et des tests terrain. Que vous soyez un maker curieux ou un professionnel cherchant à prototyper des pièces souples, ce guide vous permettra de maîtriser le couple snapmaker 2.0 tpu avec confiance.

Pourquoi le TPU est un filament à part dans l'écosystème Snapmaker

Le TPU 95A, tel que proposé par Snapmaker, offre une dureté Shore de 95A. Ce filament est compatible avec les imprimantes modulaires Snapmaker 2.0 ainsi qu'avec la plupart des imprimantes FDM du marché. Contrairement au PLA, le TPU est élastique : il peut être étiré à plus de trois fois sa longueur initiale sans rupture, ce qui le rend idéal pour des applications nécessitant flexibilité et résistance aux chocs.

Le filament flexible présente toutefois un défi mécanique majeur. Les filaments flexibles comme le TPU et le PEBA sont notoirement hygroscopiques (ils absorbent l'humidité), ce qui peut entraîner du stringing ou des défauts d'extrusion s'ils ne sont pas correctement gérés. Cette sensibilité à l'humidité impose un stockage en boîte étanche avec dessiccant, voire l'utilisation d'un dry box connecté directement à l'imprimante pour les impressions longues.

Caractéristiques techniques du TPU Snapmaker 95A

Avant de lancer votre première impression, il est essentiel de connaître les spécifications exactes du filament. Voici un tableau récapitulatif basé sur les données officielles de la fiche produit Snapmaker TPU :

Paramètre

Valeur

Poids de la bobine

1 kg

Diamètre du filament

1,75 mm (± 0,05 mm)

Température d'impression

210 °C à 230 °C

Température du plateau

25 °C à 60 °C

Dureté Shore

95A

Résistance à la traction

29 ± 2,8 MPa

Allongement à la rupture

330,1 ± 14,9 %

Conformité

RoHS

Avec une précision dimensionnelle de ± 0,05 mm, le filament permet de réaliser des pièces détaillées et précises. Il est conforme à la directive RoHS, garantissant votre sécurité et minimisant l'impact environnemental. Cette conformité est un point rassurant pour les professionnels qui intègrent des pièces TPU dans des produits destinés au grand public.

L'adaptateur flexible : une modification quasi indispensable

Le problème le plus fréquemment signalé par la communauté concerne le bourrage du filament dans la tête d'impression. Le TPU, en raison de sa souplesse, a tendance à se comprimer et à dévier de sa trajectoire avant d'atteindre la buse. Sur le forum officiel Snapmaker, de nombreux utilisateurs ont documenté ce phénomène dès 2020.

Dès décembre 2020, des utilisateurs demandaient quand l'équipe Snapmaker offrirait un support officiel pour l'impression TPU flexible, le support technique ayant indiqué que l'adaptateur ne fonctionnait que sur la SM1. La solution, largement adoptée par la communauté, consiste à imprimer un adaptateur flexible qui se glisse dans le module d'impression de la Snapmaker 2.0. Cet insert comble l'espace entre le mécanisme d'entraînement et le tube PTFE, empêchant le filament de se plier.

Plusieurs variantes de cet adaptateur sont disponibles en téléchargement sur le forum officiel Snapmaker, en version monobloc ou en deux pièces pour faciliter l'impression. L'installation est simple : il suffit d'ouvrir le capot du module d'impression et d'insérer la pièce. Elle se retire tout aussi facilement lorsque vous repassez au PLA ou au PETG.

Il convient de noter que cette modification n'est pas officiellement supportée par Snapmaker. Elle pourrait, en théorie, affecter la garantie. Évaluez ce risque en fonction de votre situation avant de procéder.

Réglages d'impression optimaux pour le TPU sur Snapmaker 2.0

Quels paramètres adopter pour obtenir un résultat fiable ? Voici les réglages qui font consensus parmi les utilisateurs expérimentés et les données constructeur.

Température et vitesse

La plage recommandée se situe entre 210 et 230 °C pour la buse et entre 25 et 60 °C pour le plateau. En pratique, commencez à 220 °C et ajustez par incréments de 5 °C selon le résultat. La vitesse d'impression doit être considérablement réduite par rapport au PLA : visez 20 à 30 mm/s pour les premières couches, puis un maximum de 40 mm/s pour le remplissage.

Rétraction

Pour le TPU, réglez la distance de rétraction entre 2 et 4 mm. Si vous constatez encore du suintement, ajoutez une tour de purge (wipe tower) plutôt que d'augmenter la rétraction. Une rétraction excessive provoque un enroulement du filament autour des engrenages de l'extrudeur, ce qui aboutit à un arrêt complet de l'extrusion.

Pression de l'extrudeur

Le TPU étant plus souple que le PLA, une pression excessive des engrenages peut déformer le filament et provoquer une alimentation irrégulière. Desserrez la vis latérale de la tête d'impression pour réduire la pression des engrenages. Le filament doit passer librement dans l'extrudeur tout en conservant une prise suffisante.

Adhérence au plateau

Le TPU adhère généralement bien aux surfaces lisses de type PEI ou verre. Un léger chauffage du plateau (40 à 50 °C) améliore l'adhérence sans provoquer de déformation de la pièce (warping). Évitez les températures de plateau trop élevées qui ramolliraient excessivement la première couche.

Les applications concrètes du TPU en impression 3D

Pourquoi investir du temps dans la maîtrise de ce matériau ? Les applications du TPU dépassent largement le cadre du hobby. Selon le guide officiel de Snapmaker publié en avril 2026, le filament TPU 95A couvre un éventail d'usages allant du prototypage rapide à la production fonctionnelle.

En 2026, les cas d'usage les plus courants incluent :

  • Coques et protections : étuis de téléphone, protections d'appareils électroniques, bumpers personnalisés.

  • Joints et éléments d'étanchéité : grâce à l'élasticité du TPU, les joints sur mesure remplacent avantageusement les solutions moulées en petite série.

  • Semelles et chaussures : des tests récents (publiés en janvier 2026 par Siraya Tech) se sont concentrés sur l'impression de chaussures complètes, avec des temps d'impression dépassant 24 heures par unité.

  • Roues et courroies : pour la robotique et les projets mécaniques nécessitant de la traction et de l'amortissement.

  • Équipements industriels : l'automobile, l'aérospatiale et l'électronique exploitent la résistance chimique et mécanique du TPU.

Snapmaker U1 : une évolution majeure pour le TPU multi‑matériaux

Si vous envisagez d'aller encore plus loin dans l'impression flexible, la Snapmaker U1 représente un bond en avant significatif par rapport à la Snapmaker 2.0. Son avantage clé réside dans un extrudeur à entraînement direct sur chacune de ses quatre têtes d'outils. Contrairement aux imprimantes dotées de systèmes AMS, où le filament flexible doit traverser un long tube PTFE avec des courbes, la U1 alimente le filament directement dans l'extrudeur, réduisant considérablement le risque de bourrage.

L'un des plus grands atouts de la U1 est la possibilité d'imprimer des modèles TPU avec des supports en PLA. Cela résout un problème fondamental : les supports en TPU fusionnent avec le modèle, rendant le retrait quasi impossible sans endommager la pièce. La faible adhérence inter‑matériaux entre PLA et TPU permet un retrait propre et facile des supports, laissant une surface bien plus lisse. De plus, cette approche réduit la consommation de TPU (plus coûteux) en réservant le PLA (moins cher) aux seuls supports.

Pour ceux qui souhaitent découvrir cette machine, la Snapmaker U1 est actuellement en promotion chez LV3D.

Résolution des problèmes courants

Même avec les bons réglages, certaines difficultés peuvent survenir. Voici comment les diagnostiquer et les résoudre efficacement.

Sous‑extrusion ou arrêt complet

Ce problème survient presque toujours à cause d'un filament qui se plie dans le chemin d'alimentation. Vérifiez d'abord que l'adaptateur flexible est correctement installé. Ensuite, réduisez la pression de l'extrudeur et diminuez la vitesse d'impression à 20 mm/s. Si le problème persiste, vérifiez que votre bobine de TPU n'a pas absorbé d'humidité ; un séchage à 65 °C pendant 4 à 6 heures résout souvent le problème.

Stringing excessif

Le TPU est naturellement plus sujet au stringing que le PLA. Avant d'augmenter la rétraction (ce qui risque de provoquer un bourrage), essayez de réduire la température de la buse de 5 °C et d'activer le mode « combing » dans votre slicer pour limiter les déplacements au‑dessus des zones imprimées.

Mauvaise adhérence de la première couche

Augmentez la température du plateau à 50 °C et réduisez la vitesse de la première couche à 15 mm/s. Un nettoyage du plateau à l'alcool isopropylique avant chaque impression améliore également l'adhérence de manière significative.

Quel slicer utiliser pour le TPU sur Snapmaker 2.0 ?

Le logiciel Luban, fourni par Snapmaker, offre des profils de base pour le TPU. Toutefois, de nombreux utilisateurs avancés préfèrent Cura pour sa richesse de paramètres, notamment en ce qui concerne les supports, la rétraction et les profils de vitesse par type de structure (périmètres, remplissage, ponts). Pour la Snapmaker U1, Snapmaker Orca Slicer inclut des profils pré‑configurés pour le TPU 95A HF que vous pouvez ajuster finement.

Quel que soit le slicer choisi, assurez‑vous de configurer un profil dédié au TPU plutôt que de modifier un profil PLA existant. Les différences de vitesse, de rétraction et de température sont trop importantes pour être traitées par de simples ajustements.

Chez Make3DPrinting, nous accompagnons les utilisateurs dans la prise en main de leur matériel, y compris la configuration des slicers pour les matériaux flexibles. Nos ressources couvrent aussi bien les filaments souples que les matériaux rigides techniques.

Conclusion : maîtriser le TPU, un investissement qui en vaut la peine

L'impression de TPU sur la Snapmaker 2.0 demande un peu plus de préparation que le PLA, mais les résultats ouvrent un champ de possibilités considérable. En respectant les températures de 210 à 230 °C, en limitant la rétraction à 2 ou 4 mm, en installant un adaptateur flexible et en stockant le filament au sec, vous obtiendrez des pièces souples, résistantes et fonctionnelles. La communauté et les données de tests professionnels publiés par Siraya Tech en 2026 le confirment : le TPU est un matériau accessible à condition de respecter ses particularités.

Que vous souhaitiez prototyper des coques de protection ou concevoir des pièces industrielles flexibles, nous vous proposons un accompagnement technique complet pour progresser. Découvrez nos guides et formations en impression 3D pour aller plus loin dans vos projets.

Questions fréquentes

Peut‑on imprimer du TPU sur la Snapmaker 2.0 sans adaptateur ?

C'est techniquement possible mais fortement déconseillé. Sans adaptateur, le filament souple a tendance à se plier entre les engrenages et le tube PTFE, provoquant des bourrages fréquents. L'installation d'un insert imprimable (disponible sur le forum communautaire) améliore considérablement la fiabilité.

Quelle est la différence entre un TPU 85A et un TPU 95A pour la Snapmaker 2.0 ?

Le chiffre indique la dureté Shore : plus il est bas, plus le filament est souple. Un TPU 85A est très mou et nettement plus difficile à imprimer sur un extrudeur Bowden comme celui de la Snapmaker 2.0. Le TPU 95A représente le meilleur compromis entre flexibilité et imprimabilité. Chez Make3DPrinting, nous recommandons de commencer par un 95A avant d'explorer des duretés inférieures.

Comment sécher correctement du filament TPU ?

Placez la bobine dans un déshydrateur ou un four réglé à 65 °C pendant 4 à 6 heures. Pour les impressions longues dépassant 12 heures, utilisez un dry box alimentant directement l'imprimante afin d'éviter toute ré‑absorption d'humidité pendant le processus.

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